Ateliers Puberté
Dernière mise à jour : 11 oct.
Ce que l'on transmet — ou pas — à nos filles
Quand une jeune fille entre dans la puberté, que lui dit-on vraiment ?
Ça dépend.
Ça dépend de la famille, de la culture, des tabous hérités.
Dans les générations précédentes, les filles étaient très peu — voire pas du tout — informées sur ce qui se passait dans leur corps. Les règles arrivaient par surprise. Le corps changeait sans explication. On ne posait pas de questions parce qu'on ne savait pas qu'on pouvait en poser.
Heureusement, depuis quelques années, ça tend à changer. Beaucoup de parents font des efforts réels pour parler à leurs filles, pour nommer les choses, pour lever les tabous. Et c'est une belle évolution.
Mais il y a un nouveau défi.
Aujourd'hui, une jeune fille ne manque pas d'informations. Elle en reçoit de partout — à la maison, à l'école, avec les amies, et surtout sur les écrans. Le problème, ce n'est plus forcément le silence. C'est le bruit. C'est le mélange entre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, entre ce qui est adapté à son âge et ce qui ne l'est pas, entre ce qui est bienveillant et ce qui est anxiogène ou sexualisé trop tôt.

Il faut faire le tri dans tout cela.
Et ce tri, une jeune fille ne peut pas le faire seule.
C'est pour cela que j'ai créé ces ateliers de puberté :
Rencontres de Filles Rebelles :
un espace entre les deux extrêmes.
Ni le silence des générations passées, ni la surexposition des écrans.
Des informations sûres, scientifiques, adaptées, dans un cadre bienveillant et sécurisant — avec de la place pour les émotions, les questions, et même pour le spirituel.
Pourquoi connaître son corps change tout
Il y a quelque chose de radical dans le fait de connaître son anatomie.
Pas juste les mots — utérus, ovaires, vagin — mais comprendre ce qui se passe réellement.
Pourquoi les seins font mal certains jours.
Pourquoi l'humeur change au fil du mois.
Pourquoi certaines semaines on se sent invincible et d'autres complètement à plat.
Ce n'est pas de la faiblesse. Ce n'est pas de la folie.
C'est la biologie — et elle a une logique, une beauté, une intelligence propre.
Une fille qui comprend son cycle ne le subit plus. Elle le lit. Elle s'y oriente.
Une fille qui connaît ses organes génitaux par leur vrai nom — pas des périphrases, pas des euphémismes — a une relation différente à son corps. Elle peut en parler. Elle peut dire non. Elle peut dire oui. Elle peut repérer ce qui ne va pas. Elle a du vocabulaire pour sa propre vie.

Et une fille qui a appris que ses émotions font partie de son cycle, que la fatigue avant les règles est réelle et légitime, que l'élan créatif après l'ovulation n'est pas le fruit du hasard — cette fille grandit avec une connaissance d'elle-même que la plupart des femmes adultes n'ont jamais reçue.
Pourquoi entre filles, et pourquoi en groupe
Il y a des choses qu'on ne dit pas devant les garçons.
Pas parce qu'on les cache — mais parce que la présence mixte change quelque chose.
La gêne s'installe. Le regard de l'autre filtre ce qu'on ose dire. Les filles se censurent, se comparent, se mettent en scène.
Entre filles, quelque chose se détend.
Les questions arrivent plus facilement.
Les doutes se partagent — et on découvre qu'on n'est pas la seule à ne pas avoir compris ce qui se passait la première fois qu'on a vu du sang.
Qu'on n'est pas la seule à avoir eu honte. Qu'on n'est pas la seule à s'être posé ces questions-là.
C'est ça, la sororité : pas un mot creux, mais l'expérience concrète de ne pas être seule.
Et en groupe, quelque chose de plus puissant encore se produit : les filles s'éduquent les unes les autres.
Celle qui sait explique. Celle qui a peur reçoit.
Celle qui a honte voit les autres parler sans honte — et la honte commence à fondre.
Parce qu'en individuel, ça n'est pas aussi puissant.
En groupe, on partage, on confronte les informations, on discute.
On apprend progressivement à lever les tabous — et à parler de ces sujets de façon saine entre copines.
C'est une compétence que les filles emportent avec elles bien au-delà des cercles.

C'est pour cela que je travaille en groupe, et en régularité. Une journée, c'est un début.
Des rencontres qui se répètent, mois après mois, c'est une transformation.
Ce que ça change sur la durée de ces ateliers puberté
J'ai vu des filles arriver dans les cercles gênées, les épaules rentrées, les yeux sur leurs chaussures, incapables de prononcer le mot « règles » sans rougir.
Et je les ai vues, quelques mois plus tard, expliquer le cycle hormonal à une copine avec une précision et une aisance qui m'ont touchée.
Ce n'est pas de la magie. C'est la répétition dans un cadre sécurisé.
La confiance ne se construit pas en un jour.

C'est pour cela que je tiens à la régularité des rencontres — parce que c'est dans la durée que les vraies questions émergent. Pas les questions de façade, mais celles du fond.
Rien n'est jamais obligatoire dans nos cercles. Aucune fille n'est forcée de parler, de témoigner, de partager. On peut écouter. On peut dessiner pendant qu'on écoute. On peut passer une journée entière sans dire un mot et repartir avec quelque chose.

Les questions anonymes sur un papier libèrent celles qui ne peuvent pas encore parler à voix haute.
On avance au rythme du groupe, et au rythme de chaque fille.
Je vérifie toujours qu'elles sont prêtes avant d'aller plus loin sur un sujet.
Une approche complète : corps, science et spiritualité
Ce que j'aime dans ce travail, c'est l'alliance entre plusieurs niveaux.
D'un côté, je suis naturopathe et je tiens à la précision scientifique.
On parle d'anatomie réelle, de physiologie, d'hormones, de cycles.
Je nomme les organes par leurs vrais noms.
J'apporte du matériel visuel — schémas, planches anatomiques, modèles concrets à manipuler, matériel didactique et ludique. Parce que la connaissance concrète est un pouvoir.
De l'autre côté, le cycle féminin ne se résume pas à de la biologie.
C'est aussi un rythme vivant, avec ses saisons intérieures.
La phase folliculaire comme le printemps — la graine qui pousse, l'énergie qui monte.
L'ovulation comme l'été — le plein, l'ouverture, le rayonnement.
La phase lutéale comme l'automne — le retrait, la sensibilité, le lâcher-prise.
Et les règles comme l'hiver — le repos, le renouveau.
Apprendre à lire ce rythme, c'est apprendre à s'écouter d'une façon que peu de femmes adultes maîtrisent.

Les ateliers manuels — cosmétiques faits maison, préparations de plantes, remèdes naturels — ne sont pas là pour faire joli. Ils ancrent cette connaissance dans le corps. On fabrique avec des plantes. On comprend ce qu'on met sur sa peau.

On découvre l'herboristerie, les huiles essentielles, les cosmétiques naturels, les soins simples et accessibles.
Les mains occupées, les langues se délient — et les questions arrivent autrement, plus librement.
Les cycles comme des saisons
Le cycle menstruel n'est pas uniquement un inconvénient.
Il peut être perçu comme une intelligence.
Pendant des siècles, dans beaucoup de cultures, les femmes organisaient leur vie en lien avec leur cycle.
Elles savaient quand se retirer, quand créer, quand agir, quand se reposer.
Cette connaissance a été perdue — remplacée par l'injonction de performer de la même façon tous les jours du mois, quelles que soient les phases intérieures.
Les jeunes filles qui apprennent cela tôt ont une longueur d'avance.
Non pas pour vivre en dehors du monde, mais pour se connaître assez pour s'y orienter.
Les sujets que nous abordons ensemble dans les ateliers puberté
Les thèmes évoluent en fonction de l'âge et de la maturité du groupe — nous n'abordons pas les mêmes sujets avec des filles de 9 ans et des adolescentes de 15 ans.

Tout se fait progressivement, dans le respect du rythme de chacune.
Parmi les sujets régulièrement explorés :
Les changements liés à la puberté — corps, hormones, pilosité, transpiration, seins
Les organes génitaux féminins — anatomie, physiologie, vrais noms
Les règles — comment ça fonctionne, les différentes protections, la gestion au quotidien
Le cycle menstruel et ses phases — comprendre ce qui se passe chaque mois
Les émotions liées au cycle — légitimer ce qu'on ressent
L'image du corps féminin — ce que les médias et les écrans nous montrent, et ce qui est réel
Les relations amicales — jalousie, sororité, soutien mutuel, regard des autres
Les premières histoires amoureuses — selon la maturité du groupe
Le consentement et les limites — savoir dire non, savoir écouter le non
La sexualité et la contraception — abordées progressivement, pour les groupes plus âgés
Les cosmétiques et la peau — ce qu'on nous vend, ce qu'on peut faire soi-même
Les plantes et les remèdes naturels — herboristerie accessible, soins du quotidien
Et bien sûr, les questions que les filles apportent elles-mêmes — souvent les plus importantes.
Qui sommes-nous
Fanny — naturopathe hygiéniste holistique, mère de trois filles, j'accompagne la santé naturelle des femmes et des adolescentes depuis des années. L'éducation féminine est au centre de ma vie. J'y vois une mission autant qu'un plaisir profond.
Alya et Zia, mes deux filles aînées, ont participé à ces cercles quand elles étaient plus jeunes. Elles baignent dans la santé féminine depuis leur enfance et transmettent aujourd'hui à leur tour — chacune avec sa personnalité, son énergie, sa façon d'être avec les filles.
Recevoir de trois femmes à des stades de vie différents est une richesse que je tiens à préserver.
Ce qu'elles en disent
L., 19 ans : « J'ai participé à ces ateliers avec Fanny de mes 12 à 15 ans. J'ai appris à connaître le fonctionnement de mon corps, de mes cycles, à identifier mon ovulation. J'ai aussi beaucoup aimé les échanges sur les relations amoureuses — ça m'a permis de prendre confiance en moi et de chercher des relations saines et consentantes. »
M., maman : « Ma fille a participé aux ateliers de Fanny. Elle a beaucoup aimé et elle continuait de parler de ces sujets avec ses copines entre les rencontres. Les sujets qu'aborde Fanny sont vraiment variés et les filles se sentent vraiment en confiance avec elle. »
A., 12 ans : « J'aime bien participer à ces journées. On fait des activités chouettes, on rigole et on apprend plein de choses. Je veux faire encore des cosmétiques, des dessins et parler de trucs de filles. »
En pratique
Les Rencontres de Filles Rebelles ont lieu à Aljezur, au Portugal.
Je me déplace également en France, en Suisse et ailleurs pour des journées ou des rencontres multi-jours. Parfois également des journées Mères (ou tante) - Filles.
J'organise aussi ponctuellement des Summer camps — plusieurs jours ensemble, pour aller encore plus loin.
Les cercles s'adressent aux filles selon leur maturité et leur stade de puberté, pas strictement selon leur âge.
Parce que chaque fille grandit à son rythme — et c'est précisément ce que nous respectons.
Pour aller plus loin
Je propose également des consultations naturopathie pour les jeunes filles — seules ou accompagnées d'un parent, en présentiel ou en ligne.

J'accompagne les adolescentes dans leur santé : les premières règles, les douleurs, la peau, l'alimentation, les émotions, les premières relations.
Je réponds à leurs questions — sans jugement, jamais.
Je me tiens à votre disposition 🌸



Commentaires