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Le clitoris : l'organe entier — ce que ton corps sait déjà

  • Fanny
  • il y a 2 jours
  • 5 min de lecture

Le clitoris est l'un des organes les plus méconnus du corps humain.


Pourtant, toutes les petites filles le découvrent très tôt — parfois même avant la naissance, durant la vie intra-utérine.


C'est un organe caché, longtemps tabou, dont on ne parle pas. Autrefois tu et honteux, il est heureusement en train de gagner du terrain sur la place publique.


Il est temps de lui rendre justice.



Un organe présent avant la naissance


Gynécologie naturelle

Le fœtus féminin commence à développer son clitoris dès la huitième semaine de grossesse. Des études d'observation ont montré que certains fœtus féminins se stimulent spontanément in utero.


Ce n'est pas anodin.


Cela signifie que le corps féminin connaît cet organe bien avant que la médecine ne daigne s'y intéresser — et bien avant que la société décide qu'il faudrait en avoir honte.


Le clitoris n'est pas une découverte moderne. C'est la médecine qui a pris du retard.



Ce que l'anatomie vous a caché


Pendant des siècles, on a représenté le clitoris comme un simple point — une petite bosse visible à l'extérieur, dont on ne savait pas vraiment quoi faire.


Ce que l'on sait aujourd'hui change tout.

Clitoris Gynécologie naturelle et naturopathie

Le clitoris est en réalité un organe interne, vaste et complexe. Ce que l'on voit — le gland clitoridien — n'est que la partie émergée d'un iceberg.


L'organe complet comprend :


• le gland (la partie externe, visible)

• le corps clitoridien (qui s'étend en profondeur)

• deux bulbes vestibulaires (de part et d'autre du vagin)

• deux piliers (qui s'ancrent aux os du pubis)

• le ligament suspenseur


L'ensemble forme un vaste réseau de tissus érectiles, de fascias, de muscles et de nerfs — profondément enfoui dans le bassin.


Si des descriptions anatomiques du clitoris existaient bien avant — notamment celle, remarquable, de l'anatomiste Georg Ludwig Kobelt en 1844 — l'urologue australienne Helen O'Connell a dû, en 1998, les rétablir à l'aide des techniques d'imagerie modernes. Des décennies de silence médical avaient effacé ce que la science savait déjà.



8 000 à 10 000 terminaisons nerveuses


Le clitoris possède entre 8 000 et 10 000 terminaisons nerveuses — soit deux à deux fois et demi plus que le pénis (Pascali-Bonaro, Frontiers in Global Women's Health, 2025).


C'est l'organe le plus innervé du corps humain, toutes catégories confondues.


Toute cette densité nerveuse a une raison d'être — et elle va bien au-delà du plaisir.


Au cœur de ce réseau : le nerf pudendal. Autrefois appelé « nerf de la honte » — le mot latin pudendum signifie la honte. C'est ainsi que la médecine désignait les organes génitaux féminins pendant des siècles.


Ils ont nommé le nerf du plaisir féminin : la honte.


Ce n'est pas de la linguistique. C'est de la politique.


Ce nerf innerve l'ensemble du plancher pelvien. Il relie le clitoris à l'utérus, aux muscles pelviens, aux sphincters. Tout est connecté.


C'est par lui que la stimulation clitoridienne déclenche la libération de bêta-endorphines — les antalgiques naturels du corps — et fait baisser le taux de cortisol, l'hormone du stress.



Ce que les femmes savent secrètement


De nombreuses femmes connaissent déjà, intuitivement, les pouvoirs de cette zone.


Qui n'a pas, un soir de règles douloureuses ou d'insomnie, simplement caressé ou stimulé cette zone pour trouver un soulagement ?


Santé naturelle des femmes

Ce n'est pas un hasard. C'est de la physiologie.


Pourtant, beaucoup de femmes ne s'autorisent pas à explorer cette zone seules — parce qu'on leur a appris que c'était réservé au partage sexuel avec un partenaire. Parce que ça ne se fait pas. Parce que c'est tabou...


Et beaucoup d'autres ne connaissent tout simplement pas leur corps — ni l'extraordinaire potentiel de cette zone, que ce soit pour le plaisir ou pour soulager leurs douleurs.


C'est là que réside, selon moi, l'une des grandes injustices faites aux femmes.



Quand la médecine a effacé un organe


Martin Winckler — médecin et auteur de « Le chœur des femmes » — a été l'un des premiers en France à nommer ce que beaucoup de femmes savaient déjà : la médecine française exerce une violence systémique sur les corps féminins.


Cette violence commence par l'ignorance. Et parfois, elle commence par le silence.


Ignorer un organe. Ne pas l'enseigner dans les facultés. Retirer le clitoris des planches anatomiques — ce qui est arrivé dans certains manuels de médecine au XXe siècle. Ne pas prendre au sérieux les douleurs qui s'y rapportent.


Le Dr Gérard Leleu, sexologue et médecin français, auteur de « La caresse de Vénus » et du Traité des caresses, a consacré sa vie à réhabiliter le plaisir féminin comme dimension à part entière de la santé.


Rina Nissim, dans son livre « Mamamélis — Manuel de gynécologie naturopathique à l'usage des femmes », pose la même question fondamentale : et si les femmes reprenaient en main leur corps, leur santé gynécologique, leurs outils naturels ?


Ce n'est pas un hasard si tous ces travaux convergent vers la même chose : le corps féminin a été effacé. Il est en train de revenir.


Ce que j'entends en consultation


En tant que naturopathe, j'accompagne des femmes qui ont des douleurs gynécologiques de toutes sortes.


Des douleurs au clitoris, des démangeaisons des lèvres, des sécheresses, des picotements, des brûlures, des infections, des mycoses, des pertes inhabituelles.


Consultation de gynécologie naturelle et naturopathie

Pour chacun de ces symptômes, la première étape est d'éliminer toute pathologie ou IST. Ensuite — et c'est là que la naturopathie entre en jeu — on cherche les causes profondes, de façon holistique.


Ce n'est pas systématique. Chaque femme est différente. Chaque terrain est unique.


Je reçois également beaucoup de femmes qui souffrent de douleurs inexpliquées sur la zone du nerf pudendal — et qui vivent un véritable parcours du combattant pour être entendues.


On minimise leur douleur. On dénigre. Parfois, on sous-entend que c'est imaginaire.


Ignorance du corps médical. Violences gynécologiques. Errance médicale, d'examen en examen, sans réponse fiable.


Ces femmes existent. Leur douleur est réelle. Et des outils naturels existent pour les accompagner.



Un organe qui mérite d'être connu


Le clitoris n'est pas qu'un organe du plaisir.


C'est un organe neurologique majeur. Un régulateur de la douleur. Une zone de connexion entre le corps physique, l'état émotionnel et le système nerveux.


Gynécologie naturelle et naturopathie

De nombreuses traditions ancestrales avaient intégré la sexualité féminine comme une dimension thérapeutique à part entière, sans injonction, sans performance, dans le respect du rythme de chaque femme.


Ce n'est pas un hasard. Les femmes ont souvent su, longtemps avant que la science ne le mesure.


Ce que la naturopathie propose, c'est simplement de redonner à chaque femme les clés de son propre corps — avec douceur, avec respect, et sans jugement.


Grâce à de nombreux outils naturels, utilisés de la bonne façon, bien sélectionnés, testés, on arrive à trouver petit à petit des méthodes que chacune va adapter et s'approprier pour un mieux-être.



Pour aller plus loin


Cet article fait partie d'une série sur le clitoris et la santé féminine.


Si tu souhaites explorer ces sujets avec moi, je propose des consultations personnalisées de naturopathie à distance.



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